Un jour de l’An, compris comme une étape sur le chemin de notre vie pour faire le point comme le font les randonneurs qui déterminent leur position exacte et réajustent leur direction, est une manière de dire « cette année encore, je me confie à Dieu, j’accepte sa souveraineté ».
Une nouvelle année peut être l’occasion de champagne, d’un concert, de vœux, d’angoisses ou d’incertitudes. Elle peut être aussi l’occasion d’une attitude spirituelle qui réinvestit ce qui a des allures de paganisme de manière à ne pas laisser une partie de notre vie en friche en y laissant pousser toutes sortes de mauvaises herbes. C’est aussi l’occasion de fouiller le passé, de faire ce mémorial dont parle Roch Hachana et de labourer ce passé en tous sens comme on laboure une terre pour en tirer tous les bénéfices. Car il ne s’agit pas d’être prisonnier d’un passé auquel il ne faudrait toucher, mais d’en faire bon usage pour mieux orienter son avenir. Certainement, opérer un droit d’inventaire sur deux cents ans de protestantisme à l’Oratoire peut être une bonne manière d’inventer un à-venir encore meilleur que ce qui a été vécu jusque là.
Culte du dimanche 2 janvier 2011 à l'Oratoire du Louvre
Fin de la prédication du pasteur James Woody
Pour voir toute la prédication: https://oratoiredulouvre.fr/predications/que-faire-du-nouvel-an.php